Saint-Joseph

aux portes du grand "Sud Sauvage"

    Les trois paille-en-queue sur la bande bleue évoquent les vallées escarpées à proximité de l'océan où nichent ces oiseaux marins.
    Le semis de fleurs de vanilliers sur fond rouge rappelle une des premières richesses de la commune, où cette orchidée est toujours cultivée, au pied du piton de La Fournaise

 

BREF HISTORIQUE

 

Comme tout le sud, Saint-Joseph est restée vide d'habitants jusqu'au XVIII° siècle. Vers 1750, le "Sud Sauvage" est ouvert aux colons et c'est tout de suite le début de prospérité: les terres sont très riches, l'océan regorge de poissons. En raison d'un accès malaisé, la région est lente à s'ouvrir au progrès. Le botaniste Joseph HUBERT y tente avec succès l'implantation des épices dont l'Europe était alors très friande. Il propose même pour cette raison d'appeler la contrée "Nouvelle Moluque". Mais c'est finalement le nom actuel qui prévaut, en hommage au gouverneur Joseph De SOUVILLE. L'éloignement de fait n'empêche pas un fort développement agricole, notamment avec la famille KERVEGUEN qui y implante plusieurs usines sucrières, des distilleries et des féculeries. Pour l'exportation des ses productions, le comte KERVEGUEN crée son propre embarcadère à Manapany! Devenue commune en 1875, Saint-Joseph sort de son isolement et se modernise à partir de 1947, sous l'impulsion du député-maire Raphaël BABET. Elle bénéficie aujourd'hui de tous les équipements d'une cité moderne, en préservant jalousement ses traditions et son patrimoine.