Chronologie

Un peu d'histoire

La Réunion fut certainement découverte par les navigateurs arabes faisant du commerce entre l'Inde et la côte est de l'Afrique au douzième siècle car certaines de leurs cartes portaient les noms des trois îles (Dina Moghrabine pour La Réunion, Dina Arobi pour Maurice et Dina Moraze pour Rodrigues).

Entre 1507et 1513, dans le sillage de Vasco de Gama, un navigateur portugais, Pero Mascarenhas en route pour les comptoirs des Indes fit de nouveau la découverte fortuite de ces îles, égaré dans sous ces latitudes par une tempête, La Réunion, Maurice et Rodrigues reçoivent le nom de Mascareignas.

Pendant des années La Réunion portait le nom de Santa Apolonia. Mais le vrai découvreur de La Réunion serait ,selon M. Codine,le pilote Diogo Fernandez Pereira.

Entre 1528 et 1538 il eu les premiers débarquement Portugais. Vers 1538-1611 sans doute les Hollandais s'y aventurèrent.

En 1613 le navire "The Pearl" fit escale et son capitaine Castleton baptise l'île "England's Forest"

En 1618 :escale hollandaise de Willem Ysbrantz Bonte-Koe qui dessine le dronte de Bourbon (Dodo)

En 1629 : escale anglaise

En 1638 : premiere prise de possession française. l'Île porte encore le nom de Mascareigne et devriendra BOURBON

(source Daniel VAXELAIRE "Vingt-et-un jours d'Histoire")

Le 2 octobre 1654 Antoine Couillard, dit "Marovole (prononcé 'marouvoula' = beacoup de cheveu), dit le "Taureau" débarque du navire "l'OURS" en baie de Saint-Paul avec 5 vaches ,un taureau, des cochons, de la volaille, des plants de tabac, et treize compagnons dont six malgaches mais pas de femmes. Ils sont réembarqués en 1658 par un navire anglais.

En novembre 1663 le capitaine Kergadiou du "Saint-Charles", débarque à Bourbon deux français, Louis Payen et un homme au nom inconnu plus trois femmes et sept hommes malgaches.

Kergadiou les récupère en juillet 1665 en même temps il débarque Regnault et ses compagnons. On a peu de pécision sur les compagnons de Couillard et Payen.

Les premiers colons (1670-1680) se sont installésprès de l'étang à Saint-Paul. Gens de France , fille de Madagascar, d'Inde ou de Normandie ils vivaient dans des cases de lataniers ou de torchis.

Petite histoire des noms de l'île

Dina Morgabim

en 1153, l'île était déjà connue des navigateurs arabes et le géographe Al Sharif el-Edrissi la baptisa Dina Morgabim, l'île de l'ouest. Maurice pris le nom de Dina Arobi (Ile abandonnée) et Rodrigues celui de Dina Mozare (Ile de l'est)

Santa Apolonia

en 1507 Tristan de Cunha aperçoit l'île lors d'un voyage aux Indes et la nomme Santa Apolonia du nom de la sainte du jour (le 9 février). Ce sont aussi les portugais qui donnent le nom de Mascareignes à l'archipel, en hommage à Pedro Mascarenha qui avait débarqué à Maurice en 1505

Pearl Island

au 17e siècle L'île était abordée par plusieurs navigateurs qui lui donnent des noms différents, Castleton, navigateur anglais, lui donne le nom de son bateau Pearl Island et un hollandais l'appelle Maskarenas parce qu'il dispose de cartes portugaises

England forest

en 1613 Blackwell, un forban britanique y fait escale et rebaptise l'île England forest à cause de la luxuriance de sa végétation qui lui rappelle son pays

Île Mascarin

En 1638, Les français, basés à Madagascar, prennent possession de l'île Mascarin au nom de leur roi mais ils ne l'occupent pas. À partir de 1663 l'Île porta différents noms jusqu'en 1830

Bourbon vers 1665

En 1649, Eugène de Flacourt, gouverneur français à Madagascar, débute la colonisation de l'île. Celle ci est rebatisée île Bourbon du nom de la dynastie reignante

Île de la Réunion

En 1793, sous la révolution l'île manque de s'appeller l'île de Jemmapes et devient île de la Réunion en hommage à la réunion des Marseillais et des gardes nationnaux lors de l'attaque des Tuilleries

Île Bonaparte

En 1806, Le Général Decaen, en poste à l'île de France (Maurice), donne à la Réunion le nom d'île Bonaparte on se demande vraiment pourquoi

Isle of Bourbon

En 1810, les anglais arrivent sur l'île et la rebaptisent de son ancien nom de Bourbon. L'île Bourbon sera rétrocédée aux français en 1815 par le traité de Paris et gardera ce nom monarchiste durant la Restauration et la Monarchie de juillet

Île de la Réunion

En 1848, La Seconde République met un terme définitif à la monarchie en France. L'île reprends son nom révolutionnaire, Réunion. Mais surtout, elle va enfin appliquer l'abolition de l'esclavage

La Conquête

En novembre 1663 le capitaine Kergadiou du "Saint-Charles", débarque à Bourbon deux français, Louis Payen et un homme au nom inconnu plus trois femmes et sept hommes malgaches. Ce même capitaine Kergadiou du "Saint-Charles" débarque en juillet 1665 Regnault et ses compagnons

Le calendrier d'arrivée des primos arrivants serait le suivant :

En 1665 :

- René Hoareau Né dans le Pas de Calais à Menneville (62240) + à St Paul en 1706 arrivé le 9/7/1665 sur le « Taureau » 5 enfants

- François Vallée

- Hervé Dennemont bapt à Brex dans la Manche + entre 1668/1679 à St Paul arrivé le 9/7/1665 sur le « Taureau »

- Gilles Launay né en 1639 dans la Manche + en 1709 à St Paul arrivé le 9/7/1665 sur le « Taureau » 5 enfants

- Jacques Fontaine né à Paris + en 1704 à St Paul arrivé le 9/7/1665 sur le « Taureau » 10 enfants

- François Ricquebourg né à Amiens (Somme) en 1649 + 1728 à St Paul arrivé le 9/7/1665 sur le « Taureau » 10 enfants

- Pierre Hibon né à Arras (Pas de Calais) + en 1726 à St Paul arrivé le 9/7/1665 sur le « Taureau » 10 enfants

- Antoine Royer né en 1647 à La Chapelle /Brançion (Saône & Loire) + en 1697 à St Paul arrivé le 9/7/1665 sur le « Taureau » 9 enfants

En 1666 :

- Athanase Touchard né en 1640 à Issy les Moulineaux + en 1715 à St Paul arrivé le 27/4/1671 avec flotte BLANQUET De La HAYE (de Fort-Dauphin) 11 enfants

En 1667 :

- Anne Billard

- Jean Bellon né à Lyon + vers 1681-1686 à St Paul arrivé le 22/2/1667 avec la flotte de MONDEVERGUE 9 enfants

- Pierre Pau né à Pau + en 1669

- Antoinette Arnaud ou Renaud (épouse de BELLON)

- Claude Mollet né à Roissy + en 1680 à St Paul arrivé le 22/2/1667 avec la flotte de MONDEVERGUE 6 enfants

- Michel Esparon

- Marie Baudrie

- Léonarde Pillé

- Jean Mirebaud

- Anne Randranar

En 1671 :

- Pierre Collin Né à Nîmes + entre 1687/1690 arrivé le 27/4/1671 avec flotte BLANQUET De La HAYE (de Fort-Dauphin)

- François Vallée (sans descendance)

- Jacques Le Lièvre

- Gabriel Mouron

- Robert Vigoureux

- Jacques Barriérre

- Antoine Cadet né à Sézanne dans la Marne + en 1726 à St Paul arrivé le 27/4/1671 avec la flotte de BLANQUET De La HAYE 8 enfants

- Guy Royer

- Julien Dalleau né à La Suze sur Sarthe (Sarthe) +1712 à St Paul arrivé le 27/4/1671 avec la flotte de BLANQUET De La HAYE 9 anfants

- Pierre Nativel né à Vaugirard (Paris) + 1701 à St Paul arrivé le 27/4/1671 avec la flotte de BLANQUET De La HAYE époux de Thérèse SOLO (Malgache) 10 enfants

- Marie Varach

- Denis Arnould

- Marie Mahon

- Lizin Rouillard

En 1675 arrivée massive de colons après le massacre de Fort-Dauphin. Une majorité d'hommes avec quelques fois des femmes européennes ou malgaches. "La puissante nuptialité des quelques dames disponibles (certaines eurent jusqu'à quatre époux et 15 enfants!) et le rapide mariage de leurs filles (dés l'âge de 11 ans) fait qu'en deux générations, la quasi-totalité des "vieilles familles" avaient du sang malgache ou indien" (D. Vaxelaire ). Gens de France, Filles de Madagascar, Filles d'Inde ou de Normandie ils vivaient dans des cases de lataniers ou de torchis.

En 1686 l’Île compte (père Bernadin) :

- 10 familles françaises (53 personnes)

- 12 familles franco-portugaises (66 personnes)

- 14 familles franco-malgaches (78 personnes)

- 8 familles malgaches

- 2 hollandais mariés

- 16 célibataires malgaches

- 12 célibataires indiens

En décembre 1689 :

216 personnes dans 48 familles. (37 femmes mariées 12 indiennes, 10 françaises, 10 malgaches et 5 métisses) (Vauboulon)

La Conquête Anglaise

Le 20 janvier 1809 le lieutenant-colonel Keating occupa l'île Rodrigues avec une troupes composée de 1800 Européens et de 1850 Cipayes (Origainaire de l'Inde). La Réunion capitula le 9 juillet 1810 et le commandant John Abercromby fut chargé de réorganiser l'implantation anglaise à La Réunion. Un mausolée est construit à La Redoute pour enterrer le lieutenant John Graham Munro du 86e Grenadiers tombé la veille à l'age de 22 ans et les 17 morts anglais. Les héros français de cette bataille : Le commandant Lautrec, Le lieutenant Amédée Patu De Rosemont, Les sous-lieutenants Desclands et Gillet, Les sergents Leclerc et Guillou et le milicien Louis Honoré, attendrons 46 ans pour voir honnorer leur bravoure grace à l'initiative de Charles Desbassayns et de Èdouard Manes.

L’île Bonaparte devient anglaise. Les envahisseurs se montrent toujours aussi courtois et magnanimes. D’un de leurs vaisseaux descend sir Robert Townsend Farquhar, le nouveau gouverneur de l’île, qui parle aussi bien français qu’anglais. L’espoir renaît quand il annonce que tous les quartiers seront approvisionnés en biens de consommation en provenance des Indes et du Cap et qu’il n’y aura point de dérapage des prix. Une nouvelle page commence dans l’histoire de la colonie qui, pour la première fois, n’est plus française, même si elle reprend son nom de Bourbon : “the Isle of Bourbon” ! En novembre, le commandant général Abercromby, chargé de la conquête des possessions françaises de l’océan Indien et de la réorganisation de l’installation militaire anglaise à la Réunion, débarque sur la côte Nord de l’île de France et marche sur la capitale. Port-Louis capitule le 3 décembre.

Le 25 avril 1811, “the Isle of Bourbon”, propriété des Indes anglaises, est annexée à la couronne britannique. Tous les habitants sont contraints de prononcer le serment d’allégeance (“Je promets solennellement et jure soumission, obéissance et fidélité à Sa Majesté Georges III, roi du Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et d’Irlande”) pour bénéficier des mêmes droits et privilèges que les Anglais. Au bout d’un mois, ceux qui refusent de devenir “sujets britanniques” sont expédiés en France sur deux bateaux... Keating fut nommé lieutenant gouverneur et fera de St Paul sa capitale civile et militaire. Il sera aidé dans sa tâche par Bruslon comme interprète. Au fur et à mesure des ralliements des haut fontionnaires sont nommés. Ainsi les noms de Anthony Rivière, La Reynaudie, le Docteur Rivière, Leguidec fils, Lefebvre de Chantraine et Claude Ozoux sont passés à la postérité comme français ayant prétés serment à la Roi du Royaume-Uni

Le retour de la France

En France, après la chute de Napoléon, le Traité de Paris est signé. Le 6 avril 1815, après un peu moins de cinq années d’occupation anglaise, “the Isle of Bourbon” redevient française, tandis que Maurice, Rodrigues et les Seychelles sont à jamais perdues. Les occupants se retirent, laissant des regrets et le souvenir de gentlemen et non de dominateurs, et emportant les marques de sympathie des Bourbonnais. On comprend alors que s’ils n’avaient pas procédé à des réformes profondes dans notre île (contrairement à l’île de France), c’est que dès le départ ils pensaient la restituer au futur roi de France, après leur victoire sur Napoléon. Et ce, également à cause du manque d’abris côtiers naturels qui ne permettait pas d’embarquer et de débarquer facilement hommes et marchandises. Dès lors, Bourbon ne dépend plus de Maurice et de son gouverneur. L’île compte alors une population d’un peu plus de 68 000 âmes dont presque 50 000 esclaves.

La création des villes

Implantation des quartiers et des communes de l'île de 1665 à nos jours.

St Paul (1663)

Avant 1663, Saint-Paul connut deux tentatives d'occupation. Les gouverneurs de Fort-Dauphin (Madagascar), ayant fort à faire avec des subordonnés indisciplinés, les exilèrent à Bourbon. Cette "punition" leur ayant été sanitairement profitable, le peuplement définitif fut décidé: en 1663, Louis PAYEN débarqua avec 10 malgaches. Naquit Anne MOUSSE, 1° enfant de Bourbon, petite malgache, ancêtre de la majorité des Réunionnais. Saint-Paul, 1° capitale, 1° commune, fut dépossédée du statut de chef-lieu au profit de Saint-Denis. Elle a connu des heures de gloire avec la canne, le café et le géranium. Ses usines comptèrent parmi les plus productives avant la concentration industrielle du XX° siècle. Aujourd'hui le tourisme est sa première activité. Son histoire se pare des noms les plus glorieux. Etienne REGNAULT, 1° gouverneur de Bourbon; LECONTE de LISLE, poète controversé mais militant anti-esclavagiste reconnu; Jacques LOUGNON, humaniste chaleureux...

St Denis (1689)

Dans l'histoire du peuplement, Saint Denis n'arrive qu'en deuxième position après Saint Paul. Au milieu du XVII° siècle; l'emplacement du futur Saint Denis n'est qu'un coin sauvage où l'on a prévu de construire un fort... Quelques paillotes sont couvées par un petit mât de pavillon censé guider les navires qui préfèrent relâcher ailleurs. Etienne RÉGNAULT qui amena les vingt premiers français de 1665, avait déjà pressenti l'intérêt de la région Nord, porte ouverte à la colonisation de territoires moins arides que ceux de l'Ouest. Il n'aura pas le temps de réaliser son projet, repris à son compte par Mahé De LABOURDONNAIS qui, en 1735, en fait sa capitale bourbonnaise. Depuis, le développement du chef lieu, devenu commune en 1689, n'a cessé.Gouverneurs et préfets s'y sont succédés; le train assuré sa suprématie définitive à la fin du XIX° siècle; lycées, universités et autres structures culturelles et industrielles ont parachevé l'ouvrage au fil des décennies.

Ste Suzanne (1704)

A l'est de la commune se trouve Quartier-Français, de l'ancien nom Quartier des Français, où furent installés les premiers mutins de Fort-Dauphin qui furent exilés en terre de Bourbon par le gouverneur PRONIS. C'était en 1646, bien avant le peuplement définitif de l'île (1663). La région a de tout temps été réputée pour la fertilité de ses terres. C'est pourquoi Etienne REGNAULT, premier Commandant de Bourbon nommé par la Compagnie des Indes (1665), y préconisa la culture du riz, du tabac et de la vigne. Le quartier de Sainte-Suzanne devint ainsi très vite un des principaux greniers de l'île. Les premières concessions y sont accordées à partir de 1690, Sainte-Suzanne se peuple alors assez rapidement et devient commune en 1704. Le café, si prometteur, connait ses premiers déboires à partir de 1810; c'est à cette date que Sainte-Suzanne se couvre de champs de canne à sucre. Plus tard vient la vanille. La commune s'étend aujourd'hui entre la rivière Saint-Jean et la ravine des Chèvres.

St Benoît (1733)

L'Histoire de Saint-Benoît commence dans la première moitié du XVIII° siècle, lorsque les colons de Bourbon, à l'étroit entre Saint-Paul et Saint-Denis, cherchent de nouvelles terres pour la culture du café, prometteuse de toutes les richesses. La première concession est accordée en 1720 à "Veuve LEBEAU pour cultiver le vrai café de Moka à la charge de payer annuellement 200 livres de riz blanc et 24 poules de redevance" selon les relevés très peu poétiques de La Compagnie des Indes. Saint-Benoît a connu l'aventure du café, des épices (1775), puis la fièvre de la canne à sucre à partir de 1811 et, bien sûr celle de la vanille. Commune depuis 1733, elle s'enorgueillit d'avoir donné naissance au gouverneur créole, HUBERT-DELISLE. Le chemin de fer est inauguré en 1887. La vieille ville est presque totalement détruite par un incendie en 1950. Depuis, Saint-Benoît n'a eu de cesse de se reconstruire, s'agrandir, se moderniser.

St Pierre (1736)

Les premières concessions sudistes sont accordées en 1719. La région Saint-Pierroise est déjà considérée comme à haut potentiel agricole. Son nom malgache Mahavel, signifie d'ailleurs "pays des vivres". La population se regroupe autour de l'embouchure de la rivière d'Abord et de sa marine propice à l'exportation. En 1736 est crée le quartier de Saint-Pierre, autour de la ville tracée par le chevalier BANKS. Le canal Saint-Etienne, en 1819 accélère le développement de la ville et de l'arrière-pays qui, du café, s'est vite converti à la canne à sucre. Usines sucrières, distilleries, féculeries et milles autres petits métiers font vite de la région un pays en développement perpétuel. Une vocation qui perdure aujourd'hui. Le premier port est lancé en 1854. L'Entre - Deux, le Tampon puis Petite - Ile rattachées à Saint-Pierre sont érigées en communes autonomes respectivement en 1882, 1925, 1931. Le nouveau port de Saint-Pierre a été inauguré en novembre 2001.

St André (1741)

Les premiers exilés sont reclus à Bourbon en 1646 par M. PRONIS, gouverneur du comptoir français de Fort-Dauphin, pour mettre un frein à leurs ardeurs mutines. Débarqués du Saint Laurent, ils sont installés dans le quartier des français, sur les bords de la rivière Saint Jean. La région de Saint-André a donc, historiquement, vu débarquer les premiers français. Leur chef était un certain Jean LECLERC, surnommé "Des Roquettes". Ils ne restèrent pas dans l'île, mais le séjour leur fut éminemment profitable puisque lorsqu'une barque vint aux nouvelles, on retrouva nos gaillards pétants de santé. De cette réputation d'Eden se fit jour la nécessité de coloniser définitivement Bourbon. Saint-André a d'abord fait partie du quartier de Sainte-Suzanne en 1704, avant de devenir section administrative de la commune de Saint-Benoît en 1733. Devenue commune en 1741, elle acquiert la totalité de ses compétences en 1825. En 1725, on ne relevait que 23 concessionnaires, répartis entre Quartier-Français, Champ-Borne et Saint-André.

St Louis (1768)

Les premiers mutins de Fort-Dauphin (1646) auraient effectué une reconnaissance dans la région de Saint-Louis. La partie au Sud de la ravine des Trois-Bassins est interdite à la colonisation. En 1718, le gouverneur DESFORGES-BOUCHER, désireux de promouvoir le café, ouvre le quartier Saint-Etienne à la mise en valeur de cette culture. Le quartier, détaché de Saint-Paul en 1726, est très étendu, de Saint-Leu à Saint-Philippe. En 1732, Barbe PAYET fait construire à ses frais, sur son terrain, la chapelle du Rosaire (Saint-Louis ville), premier édifice religieux connu à La Réunion. Saint-Louis devient commune en 1768. Son Territoire actuel est fixé avec la séparation de Cilaos en 1965. L'usine du Gol est l'une des premières de l'île, en 1816. Au début du XX° siècle, le père LAPORTE, curé de La Rivière, initie les artisans au travail du bois pour meubler l'église de Nôtre Dame-du-Rosaire. Depuis les ébénistes de la commune sont les champions incontestés du travail du bois à La Réunion.

Ste Marie (1789)

En 1738, la capitale de Bourbon est transférée au quartier de Saint-Denis, "clef du beau pays", ouverture sur les riches et vastes terres du Nord et de l'Est. Les premières concessions ont été accordées depuis longtemps à Ste-Marie mais ce transfert va accélérer son peuplement. Longtemps circonscription administrative du chef lieu, Ste-Marie devient commune en 1789. Essentiellement agricole jusqu'au milieu du XX° siècle, elle voit affluer toute une population de travailleurs immigrés à partir de 1848, pour l'exploitation des ses immenses plaines sucrières et de ses innombrables usines et distilleries. C'est pourquoi le métissage, si caractéristique de l'île, y est particulièrement marqué. En 1929, le Farmann AJJB de GOULETTE, MARCHESSEAU et BOURGEOIS réalise la première liaison aérienne France-Réunion après une épopée de plusieurs semaines, riche en péripéties. L'avion se pose sur les terres d'un certain Monsieur GILLOT, d'où le nom donné à l'aéroport qui y sera construit après 1946. Plusieurs fois agrandi il est devenu ROLAND GARROS, en hommage au pionier du tir à travers l'hélice, héros réunionnais de la Première Guerre Mondiale.

St Leu (1790)

Le quartier de Saint-Leu est édifié en 1776. Le lieu, pendant longtemps, s'appellera "Boucan Lalau" ou "Boucan de La Leu", du nom de son premier habitant. En peu de temps, il devient le fournisseur de viande bovine et de café de Bourbon. Devenue commune en 1790, Saint-Leu sera le siège de l'unique révolte d'esclaves de l'île. Cela se passe en 1811, sous l'autorité du gouverneur anglais FARHQUAR (l'île est anglaise de 1810 à 1815). Une révolte qui fera long feu puisque les conjurés sont dénoncés par un des leurs, l'esclave FIGARO, récompensé de sa délation par l'octroi d'une concession (jamais occupée) à Ilet-à-Cordes, dans Cilaos! Saint-Leu prospéra tout à tour grâce à l'élevage, au café, à la chaux prélevée dans son lagon, aux salines de la Pointe-au-sel, et enfin à la canne, avec l'usine de Stella. La commune voit sa population augmenter rapidement depuis quelque 20 années, grâce à ses multiples possibilités sportives et touristiques.

Ste Rose (1790)

En 1671, le gouverneur DE LA HAYE accoste à Sainte-Rose avec un dénommé CARON, sur le site de la marine. Le lieu s'appelle donc d'abord Port-CARON. Les premières concessions sont accordées en 1727 à Guillaume PLANTE et Pierre GOTREAU. Le quartier dépend de Sainte-Suzanne jusqu'en 1733, puis de Saint-Benoît, devient paroisse en 1789 et commune en 1790. C'est à Sainte-Rose qu'à lieu une des plus fameuses batailles de la prise de possession de l'île, en 1810, par les Anglais. La commune reste enclavée jusqu'à la construction du pont suspendu à la fin du XIX° siècle, ou sa vocation agricole peut pleinement s'exprimer: café, maïs, riz et élevage assurent sa prospérité avant l'arrivée de la canne à sucre en 1820. Quatre usines sucrières y seront implantées. En 1977, le village de Piton Sainte-Rose est en partie détruite par une éruption hors Enclos de La Fournaise. Plus récente, celle de janvier 2002 a fait craindre le pire au village de Bois-Blanc.

St Philippe (1830)

Ses habitants s'y sont installés vers 1750 et Saint-Philippe est d'abord la limite extrême du quartier de Saint-Joseph crée en 1785. Elle devient commune en 1830. Elle est la seule de l'île dont la création de la commune a précédé celle de la paroisse (en 1836). En 1852, le gouverneur HUBERT-DELISLE inaugure une borne, au centre du Grand-Brûlé, marquant officiellement la séparation des communes de Saint-Philippe et Sainte-Rose, et celle des arrondissements "au vent" et "sous le vent". Elle a été emportée par la lave en mars 2001. A la fin du XVIII° siècle, le botaniste Joseph HUBERT y lance la culture des épices, muscade, girofle... denrées rares et chères que l'on retrouve alors qu'aux Moluques. En 1968, la traversée du Grand-Brûlé est enfin asphaltée, achevant le tour de l'île. Ce bitume sera plus d'une fois mis à mal par le volcan. Les coulées volcaniques de 1986 ont détruit huit maisons et des centaines d'hectares de forêts et de cultures. Elles ont même augmenté la surface de l'île d'une vingtaine d'hectares...

St Joseph (1875)

Comme tout le sud, Saint-Joseph est restée vide d'habitants jusqu'au XVIII° siècle. Vers 1750, le "Sud Sauvage" est ouvert aux colons et c'est tout de suite le début de prospérité: les terres sont très riches, l'océan regorge de poissons. En raison d'un accès malaisé, la région est lente à s'ouvrir au progrès. Le botaniste Joseph HUBERT y tente avec succès l'implantation des épices dont l'Europe était alors très friande. Il propose même pour cette raison d'appeler la contrée "Nouvelle Moluque". Mais c'est finalement le nom actuel qui prévaut, en hommage au gouverneur Joseph De SOUVILLE. L'éloignement de fait n'empêche pas un fort développement agricole, notamment avec la famille KERVEGUEN qui y implante plusieurs usines sucrières, des distilleries et des féculeries. Pour l'exportation des ses productions, le comte KERVEGUEN crée son propre embarcadère à Manapany! Devenue commune en 1875, Saint-Joseph sort de son isolement et se modernise à partir de 1947, sous l'impulsion du député-maire Raphaël BABET. Elle bénéficie aujourd'hui de tous les équipements d'une cité moderne, en préservant jalousement ses traditions et son patrimoine.

Bras Panon (1882)

Le nom de la commune vient d'un affluent de la rivière des Roches qui passait sur le domaine d'une des plus anciennes familles réunionnaises, les PANON-DESBASSYNS, une famille riche, puissante et influente sur toute l'île aux XVIII° et XIX° siècles. On raconte que le Sieur PANON y fit un jour une chute en voulant implanter quelques bornes de ses immenses propriétés, sur un bout de roche escarpé et glissant... La concession "Bras-Panon" apparaît dans l'histoire de l'île en 1725. Au milieu du XIX° siècle, le quartier est rattaché administrativement à Saint Benoît avant de devenir commune en 1882. Malgré les divers démembrements fonciers, Bras-Panon est restée de tout temps terre de grandes propriétés. Les premières concessions y ont été données en vue de cultiver le café, avant de devenir , au XIX° siècle de grandes propriétés sucrières. La commune garde encore sa vocation agricole, agroalimentaire, et de centre de la vanille.

Entre – Deux (1882)

Avec son relief très escarpé, se gorges et ravins, ses mille cavernes, ses possibilités de fuite vers les fonds de rivière ou les plus hauts sommets, l'Entre - Deux a naturellement été un des hauts lieux du marronnages. Les premiers habitants s'y installent vers 1724. Très vite, le pays devient un des centres sudistes de production du café qui fera la fortune de la colonie durant quelques décennies. Plus tard, la culture de la canne a tout supplanté, ne laissant qu'une place dérisoire à un artisanat pourtant renommé. L'Entre - Deux est devenue commune en 1882

La Possession (1890)

L'Histoire est imprécise: on ne sait à quelle date exacte (mais au début du XVII° siècle en tous cas), la France pris officiellement possession de Bourbon. 1649 peut-être?... Cette année-là, Salomon GOUBERT, commandant la flûte "Saint Laurent," apposa une plaque sur un arbre de la grève, au nom du Roy de France. Cela se passa en baie de La Possession, d'où son nom actuel. Mais en 1638, puis en 1642, le gouverneur de Fort-Dauphin a déjà exilé en cette terre ignorée de tous, des mutins rétifs à son autorité. L'histoire de La Possession est truffée d'anecdotes. Comme celle du chemin bœuf -Mort, due à TEXEIRE De La MOTTA, que n'importe quel bon conteur vous narrera avec plaisir. De longues décennies durant la Possession demeure l'indispensable lien entre le Nord et l'Ouest: les chaloupes de voyageurs y accostent malgré un océan caractériel... En novembre 1834, La Possession accède au statut de "section particulière" de la commune de Saint-Paul. En 1890, elle devient commune à part entière.

Étang Salé (1894)

Aux premiers temps du peuplement, le sud était interdit à la colonisation. C'est en 1719 que les frères Louis et Etienne CADET s'installent à l'Etang-Salé. Administrativement, l'Etang-Salé est rattaché au quartier de Saint louis. Une tutelle pesante qui crée un phénomène de rejet dès 1887. Une pétition réclame que l'Etang-Salé soit érigée en commune autonome, satisfaction accordée en 1894. A cette époque, le village côtier ne comprend que quelques paillotes de pêcheurs: l'endroit est dangereux en raison des dunes instables. A la fin du XIX° siècle, la colonie fait planter plus d'un million de filaos pour stabiliser le sable, provoquant ainsi le début du peuplement de la bordure littorale

Les Avirons (1894)

Vers 1719, les premiers colons s'installent près de la ravine Sèche. Jusqu'en 1894, date de création de la commune, Les Avirons est une section administrative de Saint Louis. Jusqu'à cette date, le territoire était plus étendu qu'il ne l'est actuellement puisque s'étendant jusqu'aux abords de la gare routière de l'Etang-Salé-Les-Bains. Son littorale a rétréci sans raison apparente. Antoine HIBON est le premier maire de la commune. L'histoire des Avirons restera à jamais marquée par la figure du père MARTIN. Nommé curé des Avirons le 22 avril 1879, ce brave homme entreprend la conversion des travailleurs immigrés hindous, en même temps que de leur enseigner les rudiments de l'instruction publique chère à la république. Arrêté par les gendarmes, il leur prédit un triste sort et effectivement, l'un d'eux chutera mortellement de cheval dans une ravine... Le curé est réduit à dire la messe dans un souterrain du Tévelave. Sa tombe, près de l'église du centre, est lieu de pèlerinage.

Le Port (1895)

Construit contre l'avis du gouverneur HUBERT-DELISLE, le port de la Pointe-des-Galets a été une aventure de 7 ans, aboutissant à une inauguration en grande pompe en 1886, peu après celui de Saint-Pierre. Sa construction a attiré sur cette terre désertique une foule d'ouvriers. Lorsque le Port devient commune en 1895, la population est de 2000 âmes. Avec le port, puis les ateliers et le terminal du chemin de fer, la ville s'organise, prend forme, s'agrandit. Première cité industrielle de l'île, le Port en a été naturellement le berceau du syndicalisme et possède une très forte tradition de luttes ouvrières. Le vieux port de 1886 restera longtemps le seul "poumon économique de l'île", jusqu'à l'arrivée des avions-cargos et la construction du 2° port en baie de La Possession, en 1986. La commune s'attache, avec la rénovation des vieux quartiers, à retrouver son identité maritime d'autrefois, sans renoncer à son programme de développement

Trois-Bassins (1897)

La dénomination "Trois-Bassins" figurait déjà sur une des cartes dressée par FLACOURT en 1649, sur la foi de déclarations faites par les premiers exilés de Fort-Dauphin. Aux premiers temps du peuplement, la ravine des Trois-Bassins marquait la limite Sud de la colonisation. Il était interdit de s'y aventurer. Cela n'engagea guère les premiers Bourbonnais, déjà frondeurs! Lorsque la Compagnie des Indes leur interdit de commercer autrement que dans ses propres magasins, ils s'en allèrent allégrement de nuit, franchir la ravine interdite, pour troquer avec les forbans mouillant à quelques encablures de la Petite-Ravine: fruits, légumes, viande fraîche, contre des fusils, de la poudre et quelques pièces d'or conquises de haute lutte. Trois-Bassins fut longtemps une section administrative du quartier de Saint-Paul, puis de Saint-Leu. La création de la commune est fixée par un arrêté du gouverneur en date du 15 avril 1897. Les premières élections municipales ont eu lieu le 09 mai 1897, le premier maire fut Henri AUBER

La Plaine des Palmistes (1899)

L'ancienne paroisse Sainte Agathe fut détachée officiellement de Saint Benoît en 1899. Elle fut à l'origine peuplée par les "petits blancs" désargentés après 1848. Ceux-ci s'y exilèrent avec leurs compagnes de couleur, ce qui est à l'origine de la mixité ethnique spécifique des hauts. Pour les blancs de la côte Est, La Plaine fut longtemps un refuge contre le paludisme: les moustiques avaient envahi les basses terres du littoral, les ravages de la maladie étaient considérables. La Plaine-des-Palmistes garda longtemps, de ce fait, la réputation de villégiature de saison chaude. Centre de la culture du thé dans les années 60, "la plaine" est aujourd'hui le seul authentique village d'artiste de l'île: écrivains, poètes, musiciens, y trouvent un lieu propice à la création. Il est vrai que le calme s'y prête. La commune possède une réelle tradition poétique avec des ancêtres comme Marc Henri PINOT ou Guy AGÉNOR.

Salazie (1899)

Salazie fut longtemps ignorée. Ne s'y aventuraient que les esclaves en fuite dons le plus célèbre, ANCHAING, a laissé son nom au grand pic qui dresse sa majesté au beau milieu du cirque. A partir de 1830, quelques propriétaires ruinés s'y installent, suivis de petits colons n'ayant pas les moyens, après 1848, d'embaucher de la main-d'oeuvre immigrée payante. C'est dans les Hauts que se crée une nouvelle population métissée issue d'unions entre "petits-blancs" désargentés et "Noirs-esclaves" en rupture de servage. Avec la découverte de sources thermales en 1842, Hell-Bourg devient villégiature; sanatorium réputé pour regénérer les organismes anémiés. On y accourt de tout l'Océan Indien. Salazie devient commune en 1899. Le cirque est siège d'un sombre épisode de notre histoire: le gouverneur AUBERT, détrôné par les Forces françaises libres, s'y réfugie en 1942. Il s'en est fallu de peu que le canon ne tonnât...Les sources sont détruites par le cyclone en 1948 mais Salazie demeure un lieu de ressourcement très prisé.

Le Tampon (1925)

Dès le peuplement, Le Tampon a été refuge des "noirs esclaves" fugitifs. La région était couverte d'immenses forêts, ceci explique cela. A partir de 1726, le Sud fit partie du quartier de Saint Louis. Puis le quartier Saint-Etienne engloba toute les communes allant de Saint-Louis à Saint-Philippe. En 1925, Le Tampon devint commune à part entière, après avoir été une section administrative de Saint-Pierre. Son nom est attribué au malgache: tampony, où l'on voit de loin. L'histoire du Tampon est indissociable de celle de la famille K/VEGUEN. Au XVIII° siècle, ces riches propriétaires s'installèrent dans le Sud et firent tant et si bien qu'au bout d'une génération, ils se retrouvèrent possesseurs du quart des terres de Bourbon. Lorsque la colonie manqua de papier-monnaie, le Comte Hervé LE COAT De KERVÉGUEN acheta de vieux kreutzer autrichiens démonétisés. Il inspirait tellement confiance que ses kreutzer, non seulement eurent cours sur ses terres, mais sur toute l'île.

Petite -Ile (1935)

Drôle de nom, dira - t'on... Il vient d'un îlot rocheux, pelé, noirâtre, situé à quelques encablures des falaises battues par la grande houle. Difficile, sauf par très grand beau temps, d'y prendre pied. En raison de la fertilité de son sol, Petite-Ile (la "continentale"!) devint très vite le grenier à vivres du Sud. Si la commune est une des rares à ne pas porter le nom d'un Saint, son caractère mythique n'en est pas moins élevé pour autant: vers la fin des années 1870, un promeneur découvrit une petite croix dans une grotte soi-disant jamais explorée. Il n'en fallut pas plus pour conférer au site un caractère sacré. Un tombeau, réplique de celui de Joseph d'Arimathie, y fut érigé. Il fait l'objet d'un pèlerinage annuel très fréquenté. D'abord section de Saint Pierre, Petite-Ile est devenue commune en 1935.

Cilaos (1965)

Cilaos vient du malgache "tsylaosy":"le lieu que l'on ne quitte pas". Il était autrefois le refuge des "marrons esclaves". Ils disposaient d'un abri sûr et, à l'arrivée des chasseurs de "noirs esclaves", s'enfuyaient vers le Piton-des-Neiges, le Dimitile ou le Grand Bénare.Après 1848, les "petits blancs" se mêlent naturellement aux anciens esclaves, créant la population métissée typique des Hauts. Lors de la révolte d'esclaves de 1811 à Saint Leu, les conjurés sont dénoncés par l'un des leurs, l'esclave Figaro qui, en récompense, reçoit un lopin de terre à l'Ilet-à-Cordes. L'histoire veut que les premières sources thermales furent découvertes en 1815 par Paulin TECHER, Saint Louisien chasseur de cabris et plus sûrement de "Noirs-esclaves". Elles sont exploitées dès 1939 dans un premier établissement thermal, par le Docteur Jean Marie MAC-AULIFFE, arrivé en 1900. Sa fille, Angèle, initie les femmes du cirque à l'art de la dentelle, donnant naissance aux fameux "jours de Cilaos". Jusqu'en 1936 la montée vers Cilaos se fait à pied (ou en chaise à porteurs pour les plus fortunés), par le périlleux sentier du cap noir. Section administrative de Saint Louis, Cilaos de vient commune en 1965.